Un air du Brésil à Carthage avec «Agathe Jazz quartet»

Agathe Iracema, jeune chanteuse franco-brésilienne, a répandu lundi soir, un air du Brésil sur la scène du musée de Carthage en restituant l’atmosphère bossa nova de son pays natal dans des reprises arrangées et revisitées des grands standards du jazz moderne et latin. Dans son spectacle donné dans le cadre des soirées Outdoor de la […]

Agathe Iracema, jeune chanteuse franco-brésilienne, a répandu lundi soir, un air du Brésil sur la scène du musée de Carthage en restituant l’atmosphère bossa nova de son pays natal dans des reprises arrangées et revisitées des grands standards du jazz moderne et latin.

Dans son spectacle donné dans le cadre des soirées Outdoor de la 53ème édition du Festival international de Carthage (FIC), Agathe Iracema s’est produite avec sa formation musicale baptisée en son nom, «Agathe Jazz Quartet».

Accompagnée d’un pianiste, un bassiste et un batteur, la jeune chanteuse a ouvert le bal par une série de chansons des standards du jazz, avec «I have got a crush on you » et « My one and my only love », «un titre complètement arrangé et revisité » dit-elle, avant d’interpreterd’autres tubes célèbres comme « I must have that man » et « Droppin’ Things ».

De ses propres créations, cette artiste complète, auteure, compositrice et interprète, a chanté un titre en portugais, « Absurdo natural », et « Got Lost », un morceau que «j’ai écrit sur l’errance et les moments d’égarement pour qu’enfin on se rende compte qu’on n’est pas seul au monde », a-t-elle commenté.

En hommage aux laissés pour compte, elle a repris «Favela», un mot portugais désignant les bidonvilles de Rio de Janeiro, titre d’une chanson d’un célèbre chanteur brésilien.

Le spectacle a pris fin par un refrain de son single « Felling Alive » de son album éponyme, «un morceau qui parle de vous, de nous, de la vie ..», explique la chanteuse tout en invitant le public à fredonner avec elle les paroles de la chanson. Dans cet album sorti en 2015, rythmé par des sonorités entre jazz et bossa nova, Agathe Iracema qui collabore avec d’autres artistes, y intègre 11 chansons entre titres revisités du répertoire jazz et ses propres créations.

La jeune jazzwoman est bercée dans le monde de la musique et des sonorités jazz depuis sa plus tendre enfance, aidée par son père, un bassiste brésilien qui joue également dans une autre formation musicale de l’artiste appelée «Agathe Iracema Brazilian Music Band».

Sur son site officiel, l’agenda de l’artiste est chargé, avec des concerts entre la France et le Brésil. Avant le festival International de Carthage, l’artiste s’est produite au festival Mawazine au Maroc au mois de mai dernier.

Outre sa voix de velours et ses belles mélodes qui offrent un voyage sonore au pays des Favelas et de la samba, Agathe Iracema jouit d’une belle présence sur scène par sa communion avec le public en présentant chaque chanson et en expliquant les circonstances de création de chacun des titres interprétés.

Le public du musée de Carthage qui accueille des spectacles des musiques du monde, d’artistes connus ou peu connus, était peu nombreux mais la plupart des spectateurs, attentifs aux sonorités jazzy, étaient séduits par la spontanéité et la voix envoûtante de l’hôte brésilienne qui chantait la vie, l’amour et les maux de l’humanité.

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